Era, The Live Experience – Live review, 06/12/19, Zenith Arena de Lille

En 1997 sort le titre « Ameno » inspiré de « Carmina Burana ». C’est alors l’explosion du groupe Era. Plus de deux décennies plus tard, C’est ce pont qu’a franchi Eric Lévi pour passer de l’ombre à la lumière.

L’homme fonde avec Fabienne Shine le groupe Shakin’ Street au début des années 80 et le succès sera au rendez-vous avec un contrat avec la maison CBS et des tournées géantes aux Etats-Unis avec des noms prestigieux : ACDC, Black Sabbath, The Clash, Journey.  C’est l’époque bénie du hard rock, du punk mais suite à un désaccord avec la maison de disque, l’aventure prend fin rapidement soit en 1982. L’artiste vit alors aux Etats-Unis et collabore avec Marianne Faithfull et d’autres artistes new-yorkais.

Quelques années plus tard, c’est une rencontre avec un homme de cinéma qui va tout changer. Cet homme s’appelle Jean-Marie Poiré. Après un tour de chauffe et la bande originale d’opération Corned Beef en 1991, Eric Lévi écrit la musique des Visiteurs mélangeant ambiances médiévales, chants gothiques et parties plus électriques. La quintessence de tout cela se retrouve dans le titre « Enea volare ».

Avec plus de 14 millions d’entrées, le succès est phénoménal et avec l’argent récolté, Eric Lévi fonde le groupe Era et enregistre à Londres au sein du célèbre studio Abbey Roads. Le succès est fulgurant mais il reste boudé par les maisons de disque et par les médias, les chiffres sont néanmoins parlants : plus de 10 millions d’albums vendus en 20 ans. Era signera sur le tard un contrat avec Universal.

L’homme poursuivra son chemin comme toujours. Il nous arrive sur scène en 2019 avec son projet « Era , The Live Experience ».

J’ai ainsi découvert Era pour la première fois sur scène ce vendredi 6 décembre 2019. Pour planter le décor, j’ai toujours aimé Era mais sans pour autant m’extasier : un peu trop propre, standard, lisse, redondant parfois à mon sens. Il faut dire que la langue inventée est une belle idée marketing et que cela a permis une belle ouverture à l’international. J’avais donc quelques réticences mais de la curiosité néanmoins au vu du pedigree de l’artiste.

Le Zénith de Lille affichait complet ce soir là. Mon premier réflexe, on se refait pas, fut de rejoindre le bord de la scène avant le début pour prendre la mesure des moyens techniques, imaginer ce qui pourrait suivre. Le constat est évident : les moyens techniques sont importants, de la structure complexe, plus de cent projecteurs automatiques, un line-array imposant, un système de diffusion de proximité et une batterie plantée au centre : tiens-donc ! L’ampli guitare est à droite et n’attend plus que son magicien.

Il est 20h45 et le spectacle démarre. A partir de maintenant, je ne tarirai plus d’éloges. Era a balayé durant près de deux heures l’ensemble de son œuvre avec magie et classe. La mise en scène est tout d’abord remarquable, tout est millimétré, les costumes sont sublimes et la mise en lumière d’une beauté absolue. Nous-nous retrouvons ainsi au cœur d’un voyage en pays médiéval, tantôt au cœur d’une abbaye tantôt  chevauchant les terres lointaines du milieu. La performance des chanteurs et musiciens est quasi surnaturelle, mystique tant leur interprétation est parfaite. Comment croire qu’ils chantent tous en direct tant la restitution est fidèle et leurs micros habilement dissimulés (?). Je le crie haut et fort : la prouesse est totale.

Côté technique, la performance est également exceptionnelle. La qualité du son est stratosphérique qui plus est dans une salle réputée difficile en la matière. Difficile de faire mieux à mon sens et d’autres collègues ayant assisté aux concerts de Nantes et Lyon le confirment tous. Les images en fond de scène sont magnifiques comme les lumières d’ailleurs. Les moyens techniques sont là mais la mise en œuvre est de haut vol, preuve en est que Eric Lévi sait s’entourer des meilleurs.

Quant à la bonne surprise en ce qui me concerne, elle vient de la section rythmique et de la part belle donnée aux guitares. Dès le départ, le ton est donné : un batteur et un percussionniste emmènent le tout et cela frappe fort, juste. Pour le coup, le batteur ne fait pas dans la dentelle, dans la demi-mesure,  et cogne dur. Coté guitares, on mesure tout le talent et la maîtrise du fondateur, on le sent à l’aise, il est juste excellent tout au long des deux heures et dans tous les registres. En fin de concert, son compère guitariste se fendra d’un joli solo tout droit venu des Pink Floyd, un bonheur absolu !

23h00. Le public est conquis, deux rappels plus tard la lumière revient et les musiciens tirent leur révérence dans une ambiance magnifique.

Quelle claque, quelle classe ! Eric Lévi réussit manifestement un tour de maître à travers une tournée unanimement saluée. Il peut s’enorgueillir d’autant plus que sur scène, au détour de petits mots et petites interventions, on découvre un homme charmant et  délicat.

Il a réussi avec magie son passage de l’ombre à la lumière et il est fort à parier que ce soit l’avènement d’une nouvelle ère pour lui, celle des scènes, du spectacle vivant et du succès. Je n’ai qu’une hâte au fond de moi : les revoir tous sur scène !

 

Bienvenue sur Metanoiart. Le titre vous interroge? Par ici la réponse !

Metanoïa, terme issu du grec μετάνοια, signifie un changement radical de pensée, d’état d’esprit, d’attitude, comme une transmutation profonde de conscience. Cela n’a donc rien à voir avec un changement de point de vue superficiel mais avec quelque chose de volontaire, puissant,  libérateur et transformateur.

A l’origine, cela vient souvent d’une prise de conscience soudaine que quelque-chose ne va pas, un mal-être et qu’il faut changer radicalement. Le plus extraordinaire est que le tout peut prendre racine dans des circonstances anodines : une rencontre, une révélation, une séparation, une expérience de vie bouleversante et qui pourtant aussi futiles soient-elles parfois, vont ouvrir des brèches immenses.

La seule solution est d’opérer le changement pour se libérer, se soigner, comme les bouddhistes atteignent le nirvana, l’illumination, pour se détacher éternellement de la souffrance causée par la haine, la jalousie, l’ignorance ou encore la colère. Notre nature nous pousse d’ailleurs dans ce mouvement comme un aimant. Il y a de l’inné dans cet acte comme si nous étions programmés pour cette action. C’est du moins ma conviction.

J’ai appris que notre cerveau est taillé en plus pour cela : il est apte au changement. Nous pouvons tous changer à condition de le vouloir et apprendre à voir différemment les choses et capter le beau, l’invisible, l’incroyable. Tout est tellement question de regard sur les choses !

Et ce titre alors ? Pourquoi avoir ajouté « art » à la fin pour constituer ce terme curieux de métanoiart ?

Cela vient d’un constat personnel. Comment l’art et le processus créatif peuvent donner de la force, de l’énergie et de la foi en vous connectant encore une fois au « beau » , au « divin », à l’enfant intérieur que vous étiez et qui s’était effacé au fil du temps, à vos rêves les plus précieux, à l’amour inconditionnel, au fond, la part la plus pure d’entre nous?

C’est cela, l’idée du blog ou du titre  : l’Art et  la Métanoia. J’écris et ai pu écrire pour toutes ces raisons et en toute logique pour moi-même. Je ne pourrais aussi que me réjouir si vous appréciez les publications et que cela fasse écho quelque-part, que cela fasse du bien.

Quelques citations éclairantes :

Romain Rolland : « si la musique nous est si chère, c’est qu’elle est la parole la plus profonde de l’âme, le cri harmonieux de sa joie et de sa douleur ».

Carrie Fisher : « Prends ton coeur brisé et transforme-le en art ».

Friedrich Wilhelm Nietzsche :   » il faut une musique en soi pour faire danser le monde »

 

Oui, la musique donne une âme au monde et des ailes à l’imagination !

Ode à la musique ( en Maud majeur)

Tu chantes les louanges et tu brises tant de désespoirs !

As-tu un hymne à ta gloire ? Le monde est pourtant ton auditoire

Sans toi, ni danse et points de danseurs pourtant  les athlètes de Dieu

O combien serions-nous vidés de notre essence sans tes airs merveilleux ?

A Venise, tu serais le pont des souvenirs ; à chaque instant tu nous offres une douce mélodie

Le romantique serait orphelin en ton absence, ni de Maud majeur ni de symphonie

Comme un monde sans vent, tout serait sans vie sans ton murmure, ton grondement, ta vibration

Tu es la vie et tu nous accompagnes, tu es comme nous au fond, cette  humaine incarnation

Qui es-tu ? Magique, torturée, géniale, impétueuse, violente, sublime et  divine

Telle la femme que j’aimerai jusqu’à la fin de mes jours, seras-tu là à mes côtés pour un baiser ultime ?

Jacques Prévert disait : « L’amour de la musique mène toujours à la musique de l’amour ».

En dépit du meilleur et du pire, notre nature même, harmonie ou cacophonie, vivons et aimons, le temps passe, il est  sans retour

Interview avec Tom Brislin

Tom Brislin a joué en tournée et a enregistré pour les plus grands noms du rock classique, notamment Yes, Meat Loaf et Debbie Harry de Blondie. En 2019, Tom rejoindra le légendaire Kansas en tant que claviériste / accompagnateur. Tom est actuellement membre du groupe de rock progressif The Sea Within. Le nouveau groupe regroupe les meilleurs musiciens Roine Stolt (Flower Kings), Jonas Reingold (Steve Hackett Band), Daniel Gildenlöw (Pain of Salvation), Marco Minnemann (Steven Wilson) et Casey McPherson (Flying Colours). Le groupe s’est réuni à Londres en 2017 pour enregistrer son premier album, qui a été publié le 22 juin 2018 sur le label Sony / InsideOut Music. Tom était le claviériste des membres du Panthéon du rock and roll 2017 qui ont intronisé Yes lors de leur tournée 2001 symphonique. La tournée a été immortalisée sur le concert DVD / Blu-Ray Yes Symphonic Live. La collaboration avec ces géants a donné lieu à des collaborations sur scène et en studio avec plusieurs artistes de renom, notamment Renaissance, Camel, Anderson / Stolt, Francis Dunnery et The Syn. Tom a effectué des tournées en tant que pianiste pour Meat Loaf, qui a vendu plusieurs disques de platine. Il a aussi travaillé pour la légendaire chanteuse Blondie, Debbie Harry, pour son album solo Necessary Evil, et a été directeur musical du groupe. Il joue également souvent avec son compatriote Glen Burtnik (The Weeklings, Styx, The Orchestra), originaire du New Jersey.

L’homme est cependant d’une simplicité remarquable, gentil et accessible. Je l’ai interviewé il y a quelques temps pour un site disparu, ce sont les aléas de la vie. Le contenu garde tout son sens et fait écho à son actualité brillante.

1) Parlons de ton histoire personnelle. Qu’est-ce qui t’a amené à la musique ?

J’ai été élevé dans une famille de mélomanes. J’ai toujours été intéressé à l’idée de jouer de la musique et mes sœurs ont été mes premiers professeurs. J’ai ensuite étudié ce domaine à l’université et joué continuellement dans des groupes et ce depuis tout jeune.

2) Quelles ont été tes principales influences ?

J’ai tout d’abord aimé les albums rock des années 70 que mes sœurs écoutaient en boucle à l’époque puis, plus tard, j’ai découvert la pop des années 80 et la new wave. Quand je suis devenu plus confirmé, j’ai commencé à m’intéresser de près aux maîtres claviéristes du registre progressif et me suis mis à étudier le jazz et la musique classique. En réalité, j’ai été influencé par une grande variété de styles et d’artistes.

3) Etait-il évident que tu deviennes musicien professionnel ?

De mémoire, j’ai toujours su que la musique faisait pleinement partie de ma vie.

4) Quelles ont été tes premières expériences professionnelles ?

Adolescent, j’ai commencé à jouer pour plusieurs groupes de rock. Etudiant, je prenais toutes les occasions qui se présentaient pour jouer et c’est ainsi que je me suis retrouvé à jouer à l’occasion de mariages, à accompagner des chanteurs, à jouer du piano bar dans des restaurants et jouer de l’orgue à l’église. Tu imagines : un peu tout et n’importe quoi. 

5) Quand as-tu fondé Spiraling et rejoint Meat Loaf ?

J’ai créé Spiraling à l’université. Le but était de n’avoir pas de règles stylistiques. Nous étions plutôt orientés jazz-rock au départ et avons évolué davantage vers la pop ensuite. On a fait la première partie de tournées pour des artistes comme they might be giant, Ok go  et avons sorti plusieurs albums. J’ai été claviériste de Meat Loaf la VH1 storytellers (à la télévision) et l’ai accompagné lors de sa tournée européenne et nord-américaine spécial Greatest Hits.

6) Dans quelles conditions as-tu rejoint Yes pour la tournée Symphonic Tour ? Comment cela fut-il possible ?

J’achevais l’enregistrement de l’album « couldn’t have said it better » pour Meat Loaf et fus contacté par Yes pour une audition dans le cadre de la tournée qu’ils préparaient. Ils pensaient récupérer Rick Wakeman l’année suivante et réaliser toute la série de concerts sans clavier. Ils étaient convaincus que l’orchestre symphonique pouvait combler ce vide sans problème mais l’idée a vite germé qu’un clavier devait être présent et jouer en symbiose avec l’ensemble. Ils avaient entendu de moi et m’ont donné ma chance.

7) Comment s’est-passée l’audition ? Tu connaissais la musique de YES ? 

J’ai été nourri au biberon à la musique de Yes. Enfant, ils étaient déjà mon groupe préféré et connaissais donc leur musique parfaitement. Ils m’ont donné deux morceaux en « test » : close to the edge et the gates of delirium et je fus choisi.

8/ Comment décrirais-tu cette expérience ? Qu’en as-tu appris ? 

Au début, c’était un peu surréaliste. Avec le recul, je dirais que ce fut une aventure épique. Il est vraiment impressionnant de constater comment autant de complexité et de sophistication se mettent en place si simplement.

9) Ton dernier album date de 2012 (hurry up and smell the roses) est de grande qualité. Tu y joues une panoplie d’instruments tels que le piano, le clavinet, la batterie, la guitare, la basse, l’orgue, le synthétiseur et tu assures le chant. As-tu des invités sur cet album ou as-tu tout fait à 100% ?

 

 

C’est vrai, c’est un album très personnel même si je me suis fait accompagner de belle manière par Annie Haslam de Renaissance et qui a assuré les jolis chœurs dans la chanson (I hold a candle).  De même, Clint Lagerberg et Shueh-li Ong sont intervenus respectivement guitare et thérémine en main. 

10) Pendant qu’on y est, je vois que tu as assuré la production à 100 % avec un super son au final. C’était un défi ?

 Merci pour ton compliment. Pour moi, le défi était de quasiment tout faire sur cet album Cela n’a pas été simple et je suis fier du résultat. Cependant, à l’avenir, cela sera certainement différent car j’aime aussi travailler en équipe.

11)  Musicalement, c’est assez différent de ce que tu as pu faire par le passé. Les titres sont moins complexes, davantage basés sur la mélodie et emprunts d’un certain romantisme. Es-tu d’accord avec cette affirmation de ma part ? 

Tu as raison : l’émotion a été mon guide dans la construction de cette œuvre. Je voulais que l’auditeur reparte avec quelque chose à la fin de l’écoute. Il y a cependant des moments de complexité à l’intérieur. J’ai préféré la subtilité et m’assurer que tout soit fait au service des chansons en elles-mêmes.

12)  Tu as l’air assez branché new-age et ambient ?

C’est simple, j’aime presque tous les styles de musique.

13) l’utilisation du piano acoustique rend le tout assez suave. Quelles étaient les idées de base ?

J’ai composé les chansons au piano et c’est devenu une affaire personnelle. Je me suis donné à fond avec toute mon âme et mon énergie.

14) Des sonorités nous rappellent celles de Tony Banks. 

Sur quelques titres, j’utilise le même type de clavier grand piano vintage. Cela n’est donc pas étonnant d’y voir des similitudes !

15)  Tu chantes merveilleusement bien et affiche au passage de belles qualités d’écriture. Quelles sont les thèmes principaux que tu évoques ?

Merci ! Le thème principal de la chanson éponyme de l’album est le combat entre l’envie et/ou la volonté de profiter de chaque opportunité de la vie et la nécessité de parfois laisser la vie faire, de laisser les choses aller. Certains titres parlent de nostalgie, de souvenirs et de cœurs brisés.

Merci à toi, je te souhaite le meilleur.

 

Transmutation

Et si le hasard n’était qu’un message? Justement, ce dernier m’a mis le mot « transmutation » devant mon nez, pas plus tard que ce matin. Cela ne m’a pas laissé indifférent.

« Le moment crucial de chaque artiste est sa transmutation «d’être récepteur» en «être émetteur»: là, il devient créateur, être rarissime découvrant son rôle qui consiste à donner » disait Victor Vasarely.

Je ne peux que songer à l’origine de ce blog et vous propose ainsi un retour dans le temps pour mieux comprendre la démarche initiale.

« Metanoïa, terme issu du grec μετάνοια, signifie un changement radical de pensée, d’état d’esprit, d’attitude, comme une transmutation profonde de conscience. Cela n’a donc rien à voir avec un changement de point de vue superficiel. Il s’agit d’un acte volontaire, puissant,  libérateur et transformateur dans son ambition et la « prise de conscience » initiale est alors susceptible de se transformer alors en « lâcher prise Dans certains cas, j’ajouterais que nous n’avons pas le choix, c’est avancer ou périr.

A l’origine, cela vient souvent d’une prise de conscience soudaine que quelque-chose ne va pas et qu’il faut changer radicalement. Le fait est que le tout peut prendre racine dans des circonstances anodines : une rencontre, une révélation, une séparation, l’expérience d’un deuil, un chagrin et qui pourtant aussi futiles soient-elles à priori, vont ouvrir des brèches immenses. On peut parler de tsunami, de lame de fond.

La seule solution est d’opérer le changement pour se libérer, se guérir, comme les bouddhistes atteignent le nirvana, l’illumination, pour se détacher éternellement de la souffrance causée par la haine, la jalousie, l’ignorance ou encore la colère.

Notre cerveau est taillé en plus pour cela : il est apte au changement. Nous pouvons tous changer à condition de le vouloir sans pour autant opérer une métanoïa souvent fruit des hasards de la vie. L’idée est aussi de prendre conscience de certaines choses et de faire de son mieux pour se projeter vers l’avant, la pensée positive.

Et ce titre alors ? Pourquoi avoir ajouté « art » à la fin pour constituer ce terme curieux de métanoiart ?

Cela vient d’un constat personnel. Comment l’art et le processus créatif peuvent donner de la force, de l’énergie et de la foi en vous reconnectant au « beau », au « divin », à l’enfant intérieur que vous étiez et qui s’était effacé au fil du temps, à vos rêves les plus précieux, à l’amour inconditionnel, au fond, la plus belle partie chez vous ?

C’est cela, l’idée du blog ou du titre : l’art et  la métanoia ».

 

Alors que penser dès lors de la transmutation? Elle est al(chimique), atomique et spirituelle, un art ! Tout dépend d’où l’on se place.

Pour reprendre une entrevue avec un docteur en physique et spécialiste en alchimie, son but est de faire disparaître la matière pour qu’il n’y ait plus d’obstacle à la lumière.

Patrick Burrensteinas nous livre : « L’alchimiste utilise le terme de la « vraie lumière » et lorsque nous utilisons ce terme, il ne s’agit pas de la lumière de notre monde. On imagine qu’il y a une source originelle, qu’il y a une énergie, le croyant dira qu’il y a une permanence ou un Dieu, mais tout cela n’est pas vrai. A un moment il y a une singularité qui s’est créée. Il y a eu une agitation dans l’immobile. Cette agitation c’est ce que l’on appelle la matière. Donc pour nous, la lumière c’est tout ce que nous ne savons pas transmuter en matière. Dans ce monde, à l’intérieur de la bulle, nous transformons. C’est-à-dire que nous prenons une forme pour faire une autre forme. L’alchimiste ne transforme pas, il transmute. C’est-à-dire qu’il rend à la matière son état originel, celui de la lumière.

Il poursuit:  » On disait que les alchimistes pouvaient transmuter le plomb en Or. C’est vrai et c’est assez facile. Leurs numéros atomiques sont proches. Le mercure a un numéro atomique de 80 et l’Or de 79. Il suffit de retirer juste un électron. Alors évidemment, il n’est pas simple de retirer un électron, mais c’est théoriquement très facile. L’alchimiste ne fera pas cela d’une manière physique mais métaphysique. Il considère qu’il y a un esprit à l’intérieur de la matière. D’ailleurs nous parlons de dialogue avec la matière. Je peux modifier la matière et l’environnement rien que par ma pensée, par ma présence ou par mon vouloir. C’est ce que l’on peut appeler la magie et la magie, c’est « l’âme agit ».

Quel magnifique point de vue et quelle joie de songer à ce concept de pensée créatrice !

Tout être humain a pour quête ultime le bonheur. Quant à l’artiste, sa mission ultime est celle-là, qui sait : faire briller à nouveau le sans éclat, transmuter le noir en espoir, mettre en lumière la beauté du monde, recycler, transformer, donner, offrir. Il peut le faire car son coeur a réussi ce prodige : la transmutation.